Moulin de Ferrières : appel citoyens (+photos)

Imprimer

Hier soir s'et tenue la réunion concernant le moulin de Ferrières. Une chose est sûre, la population de Lavoir a répondu présent, à la surprise de Pierre et Régine Broset, les propriétaires du moulin.

C'est d'abord Isabelle Ebroin aidée de Vanessa Piazza (toutes deux de l'ADL) qui a pris la parole. Elle a rapidement expliqué que plusieurs pistes pouvaient être envisagées pour réhabiliter le moulin mais a d'abord passé la parole à Frédéric Praillet de la MMER (Maison de la Mehaigne et de l'Environnement Rural). En effet, c'est suite à son intervention et la propositionn d'élargir le projet de réhabilitation que des contacts ont été pris avec l'ADL, la maison du tourisme puis Accueil Champêtre en Wallonie.

La 1ère piste envisagée pour la sauvegarde du moulin est donc le projet hydroénergétique dont l'étude initiale est en cours. Il en ressort que pour relancer le moulin, il faudra entre autres rénover la prise d'eau, étanchéifier le bassin, rénover la route (qui avait été remplacée en 1982). Il est également envisagé d'installer une ou plusieurs picoturbine qui permettraient de produire de l'électricité et faire ainsi tourner le moulin pour la production de farine.
Dans ce cas, il serait envisageable de bénéficier des aides du programme LEADER, des certificats verts, d'aide à l'investissement de la wallonie mais également d'aide du petit patrimoine wallon.

 La 2nde piste envisagée est celle de la création d'un label "Farine du pays Burdinale-Mehaigne" voire même "Produits Burdinale-Mehaigne" ce qui permettra de valoriser la farine du moulin à travers la valorisation des produits de la région. Romano Cavalière d'Accueil Champêtre en Wallonie a expliqué également qu'actuellement les gens se tournent de plus en plus vers des produits de qualité.
Il faut savoir également savoir qu'il est possible pour un particulier de venir faire moudre son grain pour récupérer sa farine (et la conserver notamment en la congelant).
Toutefois, la création d'un label est liée à un certain nombres de contraintes comme par exemple, la mise en place d'un cahier des charges strict. Il faut également obtenir une autorisation de débit alimentaire délivrée par l'AFSCA qui autorise alors la vente de plusieurs produits locaux.

La 3è piste envisagée est celle de la mise en place d'un atelier de boulangerie partagé. Régine Broset explique alors que plusieurs personnes pourraient venir profiter de l'équipement disponible et pendant les temps de levage et de cuisson partageraient simplement un "moment ensemble", manière d'avoir une convivialité et un lieu de rencontre.

La 4è piste envisagée est celle de l'ouverture d'un point de vente des produits locaux. Ceci permet de promouvoir les produits de la région qui sont vendus en un point central et évite ainsi au consommateur de devoir sillonner la région pour manger des produits locaux.

La 5è piste est celle de l'accueil de groupement de jeunesse, qui est bien sûr la plus facile à mettre en place dans un délai assez réduit.

La 6è piste est celle d'un "bivouac rural" qui accueillerait les tentes des randonneurs de passage dans notre région.

La 7è piste est l'ouverture d'un petit resto avec des thèmes spécifiques. Le problème ici est l'accessibilité à la profession.

Enfin, la 8è et dernière piste est celle de l'organisation d'activités culturelles et touristiques. Michel Houssonloge prends alors la parole pour rappeler que cela a déjà été le cas lors de l'organisation du festival "Musiques et Traditions" et que Lavoir pourrait être un point de passage de la Traversine (ligne 127 du RAVEL). 

 

Après toutes ces propositions, la parole est laissée à l'assistance pour poser ses questions ou émettre d'autres positions. Nulle doute que chacun se sent concerné par la conservation du patrimoine qu'est le moulin car de nombreuses personnes ont tenu à intervenir soit pour clarifier des points soit pour évoquer le souvenir du pain inoubliable que Mme Broset faisait à l'époque.

Sophie Breuls de la ferme d'en haut a rebondi sur la proposition d'un des participants de créer une synergie entre les différents acteurs du village. En effet, elle reste persuadée que les personnes qui viennent profiter de son gîte seront ravies de visiter le moulin et inversément que les personnes venant participer à une activité au moulin pourront profiter de l'hébergement qu'elle offre, et ce de par la proximité des 2 sites.

 

Et maintenant? Sur base des pistes proposées et des commentaires de chacun, des groupes de travail seront mis en place dès le mois de mars et une journée plus festive est envisagée pour le mois de juin afin de pouvoir visiter le site du moulin.
Régine et Pierre profitent d'ailleurs de l'occasion pour rappeler qu'une visite du moulin est toujours envisageable sur demande à n'importe quel moment : il suffit de les appeler pour l'organiser.

Souhaitons maintenant tout le meilleur pour le moulin afin qu'il reprenne pleine activité rapidement!

 

S.CL

Les commentaires sont fermés.